Le Saint Julien 4eme Grand Cru Classé Chateau Saint Pierre 2021 est un assemblage de 70% de Cabernet Sauvignon; de 14% de Merlot; de 9% de Cabernet Franc et de 7% de Petit Verdot.
Créé au 17ème siècle, ce 4ème Grand Cru Classé fut à la suite de plusieurs successions, morcelé et dispersé. Par chance et ténacité, en 1982, Henri Martin a pu reconstituer la propriété telle que connue en 1855, année du fameux classement. Depuis, et grâce à l’investissement des propriétaires, Saint-Pierre est reconnu par tous comme étant un par fait représentant des Grands Crus Classés de Saint-Julien.
Robe : Une robe très colorée, sur le pourpre violine.
Bouquet : Un nez élégant, sur les notes de vanille, de fruits noirs et d’épices douces.
Bouche : Une bouche avec une trame tannique puissante et une texture veloutée, alliant concentration et fraîcheur. Une belle finale au bout.
Conseil de Service : Ouvrir 1 à 2h a l avance, 17°.
Durée de Conservation : 10 à 20 ans.
Le Conseil du Caviste : Viandes Blanches et Charcuterie; Fromages frais; Légumes Champignons
Vignes : Graves d’origine günzienne sur un sous-sol argilo-sablonneux
Vinification & Elevage : Vendanges manuelles; Vinification traditionnelle en cuves inox thermo-régulées; Elevage en fûts pendant 14 à 16 mois, renouvelés à moitié tous les ans
Région de Production : Le Médoc est une partie du Vignoble bordelais au Nord Ouest de Bordeaux, délimité sur la partie nord par l’Estuaire de la Gironde. Appelé aussi Rive Gauche, cette grande région du Vignoble Bordelais regroupe les appellations Médoc, Haut Médoc et les appellations communales (Saint Estèphe, Saint Julien, Moulis, Listrac, Margaux et Pauillac). L’appellation Médoc est la plus au nord, en direction de l’Embouchure de la Gironde.
La Propriété :
Cette élégante bâtisse a été construite dans la pure tradition médocaine. Elle trône au milieu des vignes. Son histoire viticole remonte au XVIe siècle. Un domaine considéré comme l’un des plus anciens du Médoc. En effet, dès 1693, les archives attestent de l’existence d’une propriété vinicole, appelée « Serançan », appartenant au Marquis de Cheverry.
En 1767, le Baron de Saint-Pierre s’en porte acquéreur, et selon l’usage de l’époque, lui donne son nom. L’histoire raconte que le brave Baron comptait sur son saint patron pour lui ouvrir toutes grandes les portes du paradis.
Après sa mort, en 1832, ses deux filles se partagent son héritage. L’une, mariée au Colonel Bontemps-Dubarry, reçoit la moitié des vignobles, les chais et le château ; l’autre, épouse d’un Suédois, Monsieur de Luetkens, alors propriétaire de La Tour Carnet, reçoit le reste des vignes. Ce qui entraîne la scission de la propriété.
Saint-Pierre n’est pas pour autant exclu du classement de 1855 où le domaine, dont les deux moitiés sont désormais exploitées séparément, apparaît en tête de liste des 4ème grands crus.
En 1892, Madame de Luetkens cède sa part à Léon Sevaistre (déjà propriétaire du château Saint-Louis à Saint-Julien), de sorte qu’à la fin du XIXe siècle, Saint-Pierre se partage entre deux familles et vit sous deux étiquettes : « Saint-Pierre-Sevaistre » et « Saint-Pierre-Bontemps-Dubarry ».
En 1922, des négociants anversois, les frères Pierre et Charles Van den Bussche réunissent les deux moitiés du domaine, à l’exception des chais achetés au Colonel Bontemps-Kappelhoff (petit-fils du Colonel Bontemps-Dubarry) par Alfred Martin, à la recherche de place pour déposer ses barriques neuves qu’il fabriquait quotidiennement. Soixante ans plus tard, le hasard va permettre à son fils, Henri Martin, de boucler la boucle. En 1981, il achète la demeure du Château Saint-Pierre, aux allures de grande maison de campagne, séduit par le site et l’espace qui lui permettront de construire un chai à bouteilles.
En 1982, ultime étape : Henri Martin achète aux héritiers de la famille Van den Bussche le vignoble alors connu sous le nom de « Château Saint-Pierre Sevaistre ». Morcelé et dispersé au fil des siècles et des d’héritages successifs, le Château Saint-Pierre retrouve alors son unité et le nom qu’il portait il y a plus de deux siècles. Il saura résumer la situation avec humour : « Il m’a fallu soixante ans pour parcourir les 100 mètres qui séparent Gloria de Saint-Pierre ! ».
(https://www.domaines-henri-martin.com/propriete/chateau-saint-pierre/)